La réserve naturelle de la mer Noire

31/03/2010 à 09:55 | Publié dans A propos de l'Ukraine - Sud de l'Ukraine | Laisser un commentaire
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Coucher de soleil sur la mer Noire

Le long de la côte septentoriale de la mer Noire, près de Kherson et Mykolaiv se trouve l’une des plus grande réserves naturelles d’Ukraine.

Cette réserve a été créée 1927, afin de protéger les nombreuses espèces d’oiseaux y nidifiant, ainsi que pour faciliter une étude approfondie de la faune et de la flore de la région de la mer Noire. Cette réserve fut inscrite en 1984 dans le réseau mondial de biosphères à préserver (en ukrainien : zapovidnik), institué dans le cadre du programme de l’UNESCO sur l’Homme et la Biosphère (MAB).

Cette réserve s’étend sur une surface de 87.348 hectares et est constitué de cinq districts de terre ferme et de sept îles. Parmi ceux-là : le district de forêt steppique sur la langue de terre de Kinbourn, la zone steppique de la bande côtière des baies de Tendrivsk et Yagorlitsk. Le zapovidnik est divisé en plusieurs zones : une surface de 57.048 hectares accessible seulement aux scientifiques et employés de la réserve, et une zone-tampon de 30.300 hectares. La zone la plus importante de la réserve (47.600 ha), est en fait constituée d’eau, zone beaucoup plus importante que celle de terre ferme (9.448 ha).

La pluviosité moyenne de la zone côtière steppique, à laquelle appartient le zapovidnik s’élève à 320-350 mm par an. La pluviosité à Paris est en comparaison beaucoup plus importante : environ 640 mm par an. Les étés y sont chauds et secs, les hivers en général cléments, avec des écarts de température tout de même importants.

La faune et la flore sont d’une étonnante diversité. On y trouve par exemple plus de 620 espèces de plantes, 45 espèces de mammifères, 40 sortes de poissons, 9 sortes de reptiles et 5 d’amphibiens.

A souligner, la présence de plus de 300 espèces d’oiseaux, qui font de cette réserve naturelle un paradis pour les ornithologues.

L’ Etat cosaque (Hetmanat)

27/02/2010 à 14:29 | Publié dans Histoire de l´Ukraine | 2 commentaires
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Un hetman (ataman ou otaman)

Un hetman (ataman ou otaman)

Au 15e siècle, le territoire ukrainien était occupé par deux grandes puissances. La plus grande surface faisait partie de la République des Deux-Nations, la Pologne-Lituanie. Les descendants de la Horde d’Or, les Tatars de Crimée, eux, régnaient sur le sud et l’est du pays. Leurs razzias à répétition conduisirent au quasi dépeuplement de la partie est de l’Ukraine. La partie ouest était également sujette aux expéditions initiées par le Khanat de Crimée, ce qui faisait que le royaume de Pologne-Lituanie, excepté à l’emplacement de quelques rares forteresses frontalières, n’offrait que très peu de résistance aux Tatars. En raison de cette insécurité permanente, la population ukrainienne se déplaça vers l’ouest du pays et les villages de la partie steppique du pays furent laissés à l’abandon.

C’est dans ces steppes fertiles, riches en poisson et en gibier, parsemées d’îlots, et où le Dniepr se ramifie en cascades et en petits cours d’eau, que s’établirent à la fin du 15e siècle paysans ukrainiens fuyant les conditions de vie difficiles et la servitude, aventuriers et déserteurs tatars, qui se regroupèrent en communautés armées (Vatages). Ils utilisaient des bateaux spéciaux, les tchaïki, et leurs chevaux pour faire des razzias dans les campagnes environnantes. Le terme de Cosaques, employé pour les définir, vient à l’origine de la langue tatare et signifie « guerriers libres ». Les Cosaques construisirent assez rapidement une forteresse sur l’île Khortytsa, qui devint l’un de leurs principaux bastions pour repousser les Tatars. Celle-ci servit de modèle à la forteresse de « derrière les rapides », le Sitch saparogue, construit dans la deuxième moitié du 16e siècle par Dmytro Vychnevetski.

Les Cosaques vivaient de razzias, dont les victimes étaient au départ des marchands ou des éleveurs de bestiaux tatars. Ils revendaient ensuite leur butin dans les villes. Au fil du temps, les Cosaques s’avancèrent de plus en plus à l’intérieur du territoire tatar. Il est avéré qu’ils parvinrent, avec leurs esquifs rapides et très maniables, les tchaïki, à traverser la mer Noire et même à atteindre Constantinople, où ils répandirent la terreur parmi la population.

Les Cosaques étaient organisés de manière très démocratique. La plus haute instance était l’Assemblée des Cosaques, également appelée Kolo (ronde). Lors de son rassemblement n’étaient pas seulement élus les officiers et le chef des Cosaques, l’hetman, mais ce conseil faisait également office de tribunal. L’hetman jouissait de nombreux droits, dont celui de vie et de mort sur ses sujets. Chaque Cosaque lui devait fidélité absolue. Cependant, l’hetman (aussi getman) pouvait être destitué par le Kolo.

L’Union de Lublin de 1569 et la main-mise de la Pologne sur de nombreux territoires de la future Ukraine signifia une réorganisation territoriale un nouveau déplacement de population vers les steppes orientales. Le roi polonais Etienne Báthory était à ce moment-là pleinement conscient du rôle que pouvaient jouer les Cosaques dans la stabilisation des zones frontalières. Il jugea d’autant plus sage, pour des raisons de politique intérieure, au vu de leur réputation de mercenaires épris de leur liberté, de rallier les Cosaques à sa cause. C’est ainsi qu’il lia à l’Etat un contingent restreint de Cosaques bénéficiant de privilèges particuliers en échange de leur loyauté, les fameux Cosaques Enregistrés.

Par la suite, l’attribution de terres à de gros propriétaires terriens polonais et la réorganisation de l’administration de l’Ukraine devait en accélérer la polonisation. Les paysans, qui vivaient jusqu’alors librement, furent réduit en esclavage, et l’on encouragea l’assimilation des classes supérieures à l’Etat polonais. La catholicisation de l’Ukraine, dont la lutte contre la foi orthodoxe était partie intégrante, semble en avoir été l’une des étapes les plus significatives. Ceci mena au fait que des personnes d’origines de plus en plus diverses se joignirent aux Cosaques, cependant qu’un sentiment anti-polonais de plus en plus affirmé grandissait au sein de la population. Ceci conduisit à de nombreuses tensions et affrontements, dont la rébellion de l’Hetman Bogdan Khmelnitski en 1648 fut l’apogée. Cet événement est considéré aujourd’hui par les Ukrainiens comme le mythe fondateur de la Nation. Car lors de cette rébellion, Khmelnitski lança un appel pour la création d’un Etat cosaque indépendant.

Dans la période qui suivit, les Cosaques conclurent plusieurs alliances afin de préserver leur indépendance. Ils s’allièrent à l’Empire Ottoman face à la Pologne (Berestetchko), combattirent aux côtés des Russes, également contre les Polonais, et se lièrent à eux en 1654, le traité de Pereyaslav stipulant le rattachemant de l’hetmanat ukrainien à Moscou. Du côté russe, on considère cette date comme celle de la réunification de deux Etats séparés, existence provoquée par la fin de la Russie kiévienne au 13e siècle, et l’intégration de l’Ukraine à la Russie.

Cependant, la situation ne s’améliora pas pour autant en Ukraine. Les tensions ne cessèrent qu’en 1686 avec la Paix d’Andrusovo, par laquelle l’hetmanat devait être séparé en deux. La partie située sur la rive gauche du Dniepr comprenant Kiev et le Sitch saparogue revinrent à Moscou, tandis que la partie orientale de l’Ukraine fut cédée à la Pologne-Lituanie. Le partage de l’hetmanat signifia la fin d’un Etat cosaque unifié. Malgré de nombreuses révoltes de Cosaques d’un côté comme de l’autre du Dniepr, cette division semblait irremédiable. Polonais, Russes, Tatares et Cosaques continuèrent à se combattre tout au long des années 70 du 17e siècle, ce qui provoqua un exode massif de la population de l’est à l’ouest du Dniepr. Les privilèges accordés aux Cosaques par l’une ou l’autre des puissances dominantes se voyaient en règle générale rapidement révoqués, ce qui poussa ces derniers à changer constamment d’alliés.

La seule solution pour les Cosaques afin de continuer d’exister était donc d’essayer de réunifier le pays. C’est ce que chercha à faire Ivan Mazepa, élu en 1687 Hetman d’Ukraine occidentale. Il commença par se battre aux côtés de Pierre le Grand contre les Suédois lors de la Guerre du Nord. Puis, fort du soutien du futur empereur russe, il réussi à réunifier une dernière fois les deux hetmanats. Malheureusement, ce qui paraissait être au départ une coopération fructueuse se dégrada très rapidement. Car dans le Grand Empire Russe moderne et hypercentralisé imaginé par Pierre le Grand, la démocratie cosaque n’avait pas sa place. De plus, les guerres menées par les Cosaques du temps de Pierre le Grand montraient qu’ils avaient perdu de leur puissance militaire. Leur soutien n’était donc plus aussi intéressant stratégiquement aux yeux des Russes. La pression grandit, tandis que la justification des privilèges des Cosaques était de plus en plus remise en question. Mazepa profita de l’occasion pour revenir à la politique de bascule habituelle aux Cosaques, et s’allia aux Suédois, qui envahirent le territoire russe en 1708. Pierre le Grand, furieux, fit pendre un portrait de Mazepa à une potence, fit raser sa maison et le fit excommunier par l’Eglise orthodoxe. Le corps des Cosaques était partagé. Une partie continua à combattre aux côtés des Russes, tandis qu’un nombre de plus en plus restreint restait fidèle à l’hetman, toujours allié aux Suédois. La bataille décisive se déroula à Poltova durant l’été 1709. Les forces suédoises, épaulées des 3000 Cosaques de Mazepa, furent écrasées par les troupes russes. Ivan Mazepa mourut peu après en exil.

Pierre le Grand restreignit par la suite l’autonomie de l’hetmanat et fit en sorte de l’intégrer à la structure administrative russe. Les Cosaques du Sitch saparogue fuirent vers le nord de la Crimée, vers les territoires contrôlés par les Ottomans, et s’installèrent à Olechki (aujourd’hui Tsiouroupinsk), à l’embouchure du Dniepr sur la mer Noire. En 1925, après la mort de Pierre le Grand, et ce jusqu’au début du règne de Catherine II, les Cosaques bénéficièrent à nouveau de certains de leurs privilèges. Mais Catherine II avait en tête de continuer l’oeuvre de Pierre le Grand et de faire de l’Empire russe un Etat centralisé. A ses yeux, l’hetmanat cosaque n’était pas compatible avec la structure nouvelle de l’Empire. Elle dissolut donc l’hetmanat. Ce n’était malheureusement que la première étape. Après sa victoire sur l’Empire Ottoman an 1774, qui lui permit d’annexer le khanat de Crimée, l’Ukraine cessa d’être une région frontalière, et l’impératrice se posa la question de l’utilité stratégique future des Cosaques pour la Russie. En 1781, la réforme administrative voulue par Catherine II fut mise en application sur la rive ouest du Dniepr. En l’espace de deux ans, tous les régiments cosaques furent démantelés et intégrés à l’armée russe. L’hetmanat avait bel et bien disparu.

Même les Cosaques-saparogues n’échappèrent pas à ce destin. Eux qui étaient pourtant revenus au sein de l’Empire russe après la mort de Pierre le Grand furent déportés à la fin des années 70 et leur hetman fut banni et enfermé au monastère de Solovki au bord de la mer Blanche, connu pour ses conditions de détention particulièrement sévères.

L’histoire bicentennaire du Sitch saparogue trouva ici sa fin. Les Cosaques qui réussirent à s’échapper trouvèrent refuge dans la région du Don, de Kouban et le long des côtes de la mer Noire.

La Russie Kiévienne

27/02/2010 à 14:13 | Publié dans Histoire de l´Ukraine | 2 commentaires
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St. Apostol, Olga, Cyril et Method

St. Apostol, Olga, Cyril et Method

Deux processus distincts conduisirent à la création du premier empire slave occidental, la Russie kiévienne.

A la fin du premier siècle, des tribus slaves s’installèrent en Europe centrale, sur la presqu’île balkanique et au nord-ouest de la Russie actuelle. Suite à cette expansion fut créé l’Empire de Grande Moravie, situé à l’ouest du Danube ainsi que le premier Empire bulgare au sud de ce même fleuve.

Ensuite, des peuples germaniques venant du Danemark, du sud de la Suède et de Norvège déferlèrent sur l’Europe. Ce fut le temps des Normands, des Vikings et des Varègues, qui pillèrent les côtes d’Europe et d’Afrique du Nord. Avec leurs drakkars très maniables, ils parvinrent à s’introduire très loin à l’intérieur des terres en naviguant sur de grands fleuves comme le Rhin et la Seine, afin de mettre à sac de nombreuses villes.

Ils réussirent, en passant par les fleuves d’Europe de l’Est, à aller de la Baltique à la mer Noire. A cet endroit se trouvait Constantinople, connue pour ses richesses fabuleuses. Les Vikings, Normands et Varègues, au court de leurs expéditions, avaient compris l’intérêt d’épargner les habitants et d’imposer un tribut aux terres conquises, ce qui signifiait la possibilité d’un commerce certes imposé, mais plus ou moins pacifique, permettant d’engendrer de grandes richesses.

C’est ainsi que furent créés le long des routes fluviales d’Europe de l’Est tout un réseau de comptoirs de commerce typiquement scandinaves, où étaient rassemblées les marchandises, le tribut des populations conquises, et où se développa rapidement un commerce prospère avec les populations autochtones slaves. Les marchandises échangées étaient entre autres le miel et les fourrures, très prisées à Byzance et dans les califats arabes.

La noblesse varègue s’établit sur ce filon, et les relations se pacifièrent peu à peu entre les slaves et les scandinaves. Novgorod au nord et Kiev sur le Dniepr devinrent les centres principaux d’un commerce prospère, qui n’aurait pu fructifier sans l’entière collaboration des slaves, et conduisit à l’ébauche d’un premier Etat.

Dans l’historiographie russe, puis soviétique, le rôle joué par les scandinaves dans la création de la Russie kiévienne fut passé sous silence. Un avis contraire exprimé à voix haute pouvait conduire à la fin anticipée de carrière ou à pire. Aujourd’hui, la question est traitée de façon beaucoup plus pragmatique.

Peu de sources témoignent de cette époque lointaine. L’une des rares sources à disposition des chercheurs, dont l’exactitude n’est cependant pas certaine, est la « Chronique des Temps passés » du moine kiévien Nestor, connue aussi sous le nom de la « Chronique de Nestor ». Selon ces chroniques, Oleg le Riourikide réunit les royaumes de Kiev et de Novgorod en 882 et fit de Kiev la « mère de toutes les villes de la Rus’ ». En 955, la princesse Olga (Helga) se fit baptiser à Constantinople, et appela auprès d’elle le prêtre Otto le Grand afin qu’il convertisse ses sujets à la foi chrétienne.

Si Olga porte encore un nom germanique, le nom slave de son fils Sviatoslav (962-972) témoigne de l’assimilation de plus en plus évidente des princes varègues à la population slave locale.

Le fils de ce dernier, Vladimir, fit du christianisme la religion d’Etat. Ceci marqua d’un côté les débuts de la Russie kiévienne comme un Empire respecté, et d’un autre côté posa les jalons du développement culturel spécifique à l’Europe Orientale.

Le règne de Yaroslav le Sage (1019-1054) marqua l’apogée de la Russie kiévienne. A Kiev commença la construction de la Cathédrale Sainte-Sophie, Ilarion devint le premier métropolite russe et on introduisit un premier code de loi. Les luttes pour l’accession au trône et les révolutions de palais restèrent pourtant des problèmes récurrents. Yaroslav tenta de changer les règles de succession au trône, selon lesquelles désormais le dauphin ne devait plus être automatiquement le fils aîné du roi, mais pouvait aussi être le plus âgé de ses frères. Cela n’apaisa cependant en rien les tensions au palais, car désormais oncles et neveux se faisaient la guerre pour accéder au trône.

L’empire déclina peu à peu. La ville de Souzdal, située au nord-ouest de la Rus’, devint de plus en plus puissante jusqu’à concourrir avec Novgorod, cependant qu’au sud-ouest la Galicie-Volhynie devenait de plus en plus prospère. Des razzias de nomades à cheval dans les steppes situées au nord de la mer Noire empêchèrent le bon déroulement du commerce entre le nord et le sud, qui était l’une des principales sources d’enrichissement de l’Empire

En 1240, les hordes mongoles mirent à sac Kiev. Ceci marqua la fin du long déclin de l’Empire kiévien.

Koktebel

04/10/2009 à 17:22 | Publié dans A propos de la Crimée | Un commentaire
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Koktebel, la montagne Kara- dag, Région vinicole de la vallee du soleil

Koktebel, la montagne Kara- dag, Région vinicole de la vallée du soleil

Un peu à l’écart de la route principale entre Soudak et Koktebel se trouve la région viticole de la Vallée du Soleil, dont la cave jouissait déjà à l’époque soviétique d’une très bonne réputation. Les spécialités des caves du « général noir » et du « docteur noir » sont très demandées par les amateurs de vin d’Europe de l’Est. Ce sont des vins et fruités, souvent aromatisés avec les baies de la région, et présentant parfois un arôme rappelant le chocolat fondu. Vous êtes naturellement invités à venir déguster !

En traversant les domaines viticoles, le voyageur atteint la petite ville côtière de Koktebel, située au pied du massif de Karadag. Entourée d’une nature luxuriante et de plages féeriques, Koktebel charme par son style oriental et son atmosphère particulière, due à sa tradition plus que centenaire de lieu de villégiature d’artistes.

Le personnage le plus remarquable y ayant élu domicile est le peintre, poète et sculpteur symboliste Maximilian Volochine. Volochine, qui résida à Koktebel de 1916 jusqu’à sa mort en 1932 rassemblait régulièrement à son domicile d’éminents artistes et scientifiques. Mikhaïl Boulgakov, Maxime Gorki, Alexeï Tolstoï et Marina Tsvetaieva comptèrent parmi ses invités.

Aujourd’hui, dans l’esprit que voulut lui insuffler Volochine, Koktebel reste un centre culturel important en Ukraine, où sont organisées régulièrement des expositions, des lectures et des conférences.

Soudak et Novy Svet

04/10/2009 à 17:11 | Publié dans A propos de la Crimée | 3 commentaires
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Forteresse de Soudak, Novy Svet, cave à champagne

Forteresse de Soudak, Novy Svet, cave à champagne

En partant d’Alouchta, notre chemin nous mène par des cols escarpés à Soudak. Le visiteur est accueilli par une vue sur la forteresse de Soudak se dressant au-dessus de la mer. Cette forteresse, visible de très loin, est l’emblème de cette petite ville, dont la fondation remonte au 3e siècle ap. JC. La forteresse, s’étendant sur 30 ha, a été construite par des marchands gênois en 1385.

En faisant encore quelques kilomètres vers le sud-ouest, on atteint Novy Svet. Au milieu de la nature se trouve la première cave à champagne de Russie, fondée en 1878 par le prince Léon Golitsyne, qui lui donna le nom de « nouveau monde » (Novy Svet) en référence à la découverte de l’Amérique. Golitsyne avait la prétention de vouloir produire un vin mousseux de la même qualité que le champagne français et bien vite, on parla du champagne de Crimée dans tous les cercles de gourmets du monde. Par la suite, le champagne produit à Novy Svet fut primé maintes fois lors d’expositions mondiales.

Par une visite au musée attenant à la cave, vous aurez la possibilité de vous informer de l’histoire et du processus de production de ce mousseux. Une dégustation est aussi prévue, afin de familiariser les visiteurs aux différentes sortes de champagne de Crimée produits ici.

Même si aujourd’hui beaucoup de mousseux dans le commerce portent le nom de champagne de Crimée, c’est seulement ici, à Novy Svet, qu’est produit le vrai.

Non loin de là, sur le sentier Golitsyne, vous aurez une des plus belles vues sur la Crimée : la crique azurée avec la grotte Schaliapine et la plage impériale.

Nikita et Goursouf

04/10/2009 à 16:02 | Publié dans A propos de la Crimée | Un commentaire
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En Goursouf, a la route au datcha de Tchékhov

A Goursouf, sur la route menant à la datcha de Tchékhov

Vous ne regretterez pas la visite du jardin botanique de Nikita. Avec ses nombreuses espèces florales parfois uniques, c’est l’un des plus remarquables du monde. Des hauteurs abruptes des montagnes de Crimée au bord de la mer noire, vous pourrez découvrir, en vous promenant à travers 4 zones climatiques, et sur une superficie de 1100 ha, plus de 20 000 espèces de plantes provenant du monde entier. La fierté du jardin de Nikita est bien entendu sa roseraie unique au monde.

Un petit détour en rentrant à Alouchta mène le voyageur à Goursouf. Dans cet endroit paradisiaque se trouve, à deux pas de l’ancien camp pour jeunes pionniers « Artek », un musée consacré à Alexandre Pouchkine, qui y séjourna en 1920, ainsi que l’ancienne datcha du dramaturge Antoine Tchékhov, qui fait office aujourd’hui de succursale du musée de Yalta.

Massandra

04/10/2009 à 15:51 | Publié dans A propos de la Crimée | 2 commentaires
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Choix de vins produits à Massandra

Découvrez un autre lieu riche en impressions : il s’agit de Massandra, le fameux domaine vinicole, sur la route entre Yalta et Alouchta. En 1894, le prince Léon Golitsyne y fit construire une cave aujourd’hui réputée, pour la consommation personnelle de la cour du tsar. C’est dans les catacombes de Massandra que sont entreposés les meilleurs crus de vin blancs et rouges de la Crimée. A Massandra sont produits une cinquantaine de vins, parmi lesquels des portos, sherrys et madères bien connus en Europe de l’Est. Vous avez naturellement la possibilité lors d’une dégustation, d’apprécier et éventuellement d’acheter des vins secs remarquables. Chaque année en octobre, une grande foire aux vins est organisée par les caves de Massandra.

A voir absolument, le palais de Massandra, situé dans les hauteurs. Ce palais construit au 19e siècle dans le style de la Renaissance française, abritant aujourd’hui un petit musée, servit au cours de l’histoire de résidence d’été pour les tsars, puis pour d’éminents membres du Parti communiste.

Alouchta

04/10/2009 à 15:48 | Publié dans A propos de la Crimée | Laisser un commentaire
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La cote de Mer Noire chez Alouchta

vue sur la Mer Noire depuis Alouchta

La ville thermale d’Alouchta est un des nœuds de communication principal de la Crimée. La ville se trouve en effet à la croisée des routes menant aux principales stations balnéaires de la côte sud et celle venant de Simféropol.

Aloutcha est le point de départ de nombreuses excursions dans les massifs de Demedchi et du Tchatyrdag, dans lesquels se trouvent certaines des plus belles grottes de Crimée, ornées de concrétions diverses : stalagmites, stalactites etc.

Gaspra, Koreiz, Michor et Ai Petri

23/09/2009 à 07:16 | Publié dans A propos de la Crimée | Laisser un commentaire
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Gaspra, Koreiz, Michor - les bains de Crimee

Gaspra, Koreiz, Michor - les bains de Crimée

A la gauche du cap Ai Todor se trouve la région aux températures les plus clémentes de la Crimée. Des sols riches en matières minérales, une situation idéalement exposée au sud et un ensoleillement exceptionnel en font l’endroit idéal pour la viticulture. A la fin du 19e et au début du 20e siècle, de nombreux parcs et palais furent construits pour le plus grand bonheur de la haute société russe, qui vint ici s’y reposer. Beaucoup furent utilisés comme sanatoriums à l’époque soviétique. Le palais du prince Golitsyne à Haspra, dans lequel l’écrivain russe Léon Tolstoï résida trois années entières, le palais du prince Yousopov à Koreiz et le palais du comte Narychkine à Michkor méritent particulièrement le détour.

De Michkor existe la possibilité d’atteindre le Mont Saint-Pierre (Ai-Petri) à l’aide du plus long téléphérique d’Europe. En haut, une vue grandiose sur la côte sud de la Crimée vous attend.

Le château du Nid d’Hirondelles

23/09/2009 à 07:05 | Publié dans A propos de la Crimée | Laisser un commentaire
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Le château du Nid d’Hirondelles

Le château du Nid d’Hirondelles

Le château du Nid d’Hirondelles est l’emblème de la Crimée et le motif le plus utilisé sur les cartes postales de la presqu’île. Niché tout en haut d’une falaise, et penché dangereusement au-dessus de la mer, le petit château du Nid d’Hirondelles semble défier les forces de la Nature.

Ce joyau d’architecture gothique fut construit en 1911 sur la commande d’un magnat du pétrole, le baron allemand von Steingel. A cette époque, le château se trouvait encore sur la terre ferme. Ce n’est que plus tard que survint un éboulement gigantesque, qui causa la création de cet écueil, sur lequel trône aujourd’hui le château.

C’est par la mer que vous aurez la meilleure vue du château du Nid d’Hirondelles et de la falaise du cap Ai Todor. Nous vous réservons volontiers une place pour une excursion en bateau à vapeur.

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