L’émergence d’une conscience nationale ukrainienne

02/03/2010 à 17:08 | Publié dans Histoire de l´Ukraine | Laisser un commentaire
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Une conscience nationale ukrainienne

L'émergence d'une conscience nationale ukrainienne passa aussi par l'art

Après la fin de l’ère cosaque et le déclin de la Pologne-Lituanie, l’Ukraine dut faire face à de nombreux changements. De par les partages successifs de la Pologne en 1772, 1793 et 1795, des territoires jusqu’alors polonais revinent à l’Empire russe (Volhynie et Podolie) et à l’Empire des Habsbourg (Galicie orientale). Au départ, les changements étaient peu visibles pour la population, qui était en majorité composée de serfs: même si le royaume de Pologne n’existait plus, les seigneurs polonais continuaient à régner sur leurs terres, que ce soit dans les provinces devenues russes ou autrichiennes.

L’Ukraine russe

Dans les régions nouvellement acquises par les russes, on essaya tout d’abord d’intégrer la noblesse polonaise à la bureaucratie russe. Ceci changea du tout au tout après la révolte de 1830/31. Les nobles qui s’étaient soulevés contre Moscou virent leurs biens confisqués et envoyés en exil, l’administration fut russifiée et la langue administrative, qui était restée jusqu’alors le polonais, fut changée pour le russe. De nombreux monastères catholiques polonais furent fermés et en 1839 l’Eglise uniate fut interdite. Malgré toutes ces mesures, les Polonais et les Juifs, qui exerçaient souvent la profession de métayer ou de cafetier, gardèrent une place dominante dans la vie culturelle, économique et sociale.

En Ukraine orientale, la structure sociale resta inchangée. Mais Moscou maintint sa pression sur la noblesse et sur l’Eglise orthodoxe ukrainiennes ainsi que sur les Cosaques, jouissant depuis le début du 19e siècle du statut de „paysans étatiques“, les forçant à l’assimilation aux structures russes. Ceci fit perdre à ces derniers une partie de leur identité culturelle. Cependant, malgré leur russification, ce sont d‘eux que viendront plus tard les premiers prémices de la création d’une identité nationale ukrainienne.

Au 19e siècle, faisant écho à une tendance générale en Europe, des intellectuels venant de la noblesse ukrainienne et de la classe supérieure cosaque commencèrent à s’intéresser aux spécificités linguistiques et culturelles de l’Ukraine et initièrent le premier élan nationaliste ukrainien. Ils avaient pour but non seulement de faire l’inventaire des chansons populaires ukrainiennes et des épopées cosaques, mais aussi d’étudier les spécificités de la langue ukrainienne. De plus ils consacrèrent une partie de leurs recherches à l’établissement d’une histoire ukrainienne indépendante de celle enseignée par les Russes ou les Polonais. Les oeuvres du poète NikolaÏ Gogol, notamment les  „soirées du hameau près de Didanka“ ou „Mirhorod“, racontant le quotidien des paysans ukrainiens et des Cosaques et leur alliant des éléments fantastiques, furent un énorme succès.

L’homme qui fut le plus important pour le mouvement nationaliste ukrainien fut le fils d’un serf né dans les environs de Kiev, Tarass Chevtchenko (1814-1861), qui étudia à l’Académie d’Art de St Pétersbourg et se consacra plus tard à la poésie. On compte parmi ses oeuvres les plus significatives le recueil de poèmes ukrainiens connu sous le nom de „Kobzar“ (ménestrel), et son poème „Haïdamaky“ racontant la révolte des Haïdamakes (paysans et Cosaques ukrainiens) en 1867 contre le royaume de Pologne-Lituanie. Chevtchenko était membre du cercle littéraire Cyrille et Méthode, créée en 1845 par des universitaires kiéviens. A ce cercle, qui s’était dédié corps et âme à la cause nationale ukrainienne, appartenaient d’illustres personnalités comme l’historien Mykola Kostomarov, le poète et historien Panteliemon Koulitch, l’ethnographe Opanass Markovytch et le poète Vasile Bilozerski.

Pour le tsar, le mouvement nationaliste ukrainien représentait une menace grandissante. Des mesures rigoureuses à son encontre furent prises. On interdit le cercle Cyrille et Méthode et ses membres furent envoyés en exil. Contre Chevtchenko, qui, dans ses poèmes dénonçait les inégalités sociales en Ukraine et appelait à la révolte contre la force d’occupation russe, les mesures furent particulièrement sévères. Il fut obligé d’effectuer son service militaire dans un bataillon de la steppe kazakhe, fut enfermé en 1850 dans la forteresse de Novopetrovsk au bord de la mer Caspienne et fut interdit définitivement de séjour en Ukraine. Mais après la mort du tsar Nicolas 1er, les membres du cercle Cyrille et Méthode furent tour à tour amnistiés et recommencèrent à se rencontrer à St Pétersbourg.

En Ukraine même, d’autres cercles culturels (Hromady) sont formés, dont les membres s’intéressent à la pensée nationale et sont à l’initaitive de la création d’écoles ayant pour but la formation et l’éducation du peuple. Avec la révolte de 1863, initiée par la noblesse polonaise en Ukraine orientale, le mouvement nationaliste ukrainien prend de l’ampleur. Le but des Polonais était de rallier le peuple ukrainien à leur cause pour pouvoir s’élever ensemble contre l’occupation russe. Mais ils échouèrent dans cette tentative. La réaction du gouvernement tsariste ne se fit, elle, pas attendre. Ce fut une vague d’arrestations, suivies de confiscations de biens et d’exécutions. La répression de la révolte polonaise permit aux Russes de s’attaquer de front au problème du mouvement nationaliste ukrainien, qu’ils ne voyaient pas d’un très bon oeil depuis longtemps. Les Hromady furent dissouts, leurs membres envoyés en exil et leurs écoles fermées. Les écrits ukrainophones, à l’exception des belles-lettres, puis les représentations théâtrales en ukrainien et l’impression de chansons ukrainienne furent interdits par décision politique.

Même si les mesures prises par les Russes mirent un frein aux efforts pour créer une identitée nationale ukrainienne, il se trouva toujours des activistes, comme Volodomyr Antonovytch et Mykhaïlo Drahomanov, historiens à l’Université de Kiev, pour continuer le mouvement, jouant le rôle de véritables guides spirituels dans le dernier quart du 19e siècle.

L’Ukraine polonaise

En Galicie, appartenant à la monarchie habsbourgeoise, le mouvement nationaliste ukrainien s’implanta beaucoup plus tardivement que sur le territoire russe. Certes, un cursus de civilisation ruthène fut proposé dès 1887 à l’université de Lviv, institut philosophique et théologique spécialisé dans l’histoire et la culture ukrainiennes, et des cercles littéraires ukrainiens très actifs furent créés dès le début du 19e siècle, mais ce n’est qu’avec l’introduction d’un Etat constitutionnel autrichien, en 1861, accordant des parlements et des gouvernements locaux, que se renforça le sentiment national ukrainien dans la partie occidentale du pays. Les répressions grandissant à l’encontre des nationalistes ukrainiens du côté russe à la fin du 19e siècle, l’influence du mouvement nationaliste d’Ukraine occidentale augmenta de façon significative. C’est ainsi que fut publiée à Lviv en 1869 la première revue littéraire en ukrainien, ayant pour titre la « Pravda » (vérité), et des organisations nationales et des cercles de lecture ayant pour but l’éducation du peuple virent le jour. Le cercle Chevtchenko, traitant de thèmes liés à la culture ukrainienne sur le plan scientifique, fut créé en 1873, et joua un rôle non négligeable. Mais l’institution qui contribua le plus à la diffusion de l’idée nationaliste ukrainienne fut sans aucun doute de par ses différents réseaux l’église catholique orientale.

La motivation première du mouvement nationaliste ukrainien était de se différencier de la culture polonaise, dans laquelle avait baigné pendant des siècles l’Ukraine occidentale. De plus, une grande partie des partisans de ce mouvement voyaient en la Russie un partenaire et un protecteur. Avec la création du parti radical ruthéno-ukrainien, premier parti ukrainien fondé par le célèbre écrivain, ethnographe et historien Ivan Franko, des mouvances anticléricales et progressistes y trouvèrent également une place. Par leur initiative fut créé par la suite le parti national-démocrate, dont les adhérents comptaient principalement parmi les membres du clergé gréco-catholique, les proches du mouvement national-libéral et du parti socio-démocrate.

Si les russophiles jouèrent un rôle prépondérant lors des débuts du mouvement nationaliste ukrainien, ceci cessa bien vite au vu des succès obtenus dans la bataille contre l’influence polonaise au début du 20e siècle. Ces succès se reflétèrent dans la société par le nombre grandissant de parlementaires ukrainiens élus au parlement, par une économie de plus en plus prospère et par le nombre toujours plus élevé d’établissement scolaires ukrainiens.

Nous pouvons citer à titre d’exemple pour l’influence grandissante de la sphère ukrainophone dans le domaine scientifique les travaux de l’historien Mychajlo Hruschewsky, directeur de la chaire d’Europe orientale (mais de facto ukrainienne) et président du cercle littéraire Chevtchenko. Pendant sa mandature en tant que président, le cercle Chevtchenko publia environ 300 tomes voués à des sujets scientifiques. Lui-même écrivit une histoire de l’Ukraine en dix tomes.

L’ Etat cosaque (Hetmanat)

27/02/2010 à 14:29 | Publié dans Histoire de l´Ukraine | 2 commentaires
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Un hetman (ataman ou otaman)

Un hetman (ataman ou otaman)

Au 15e siècle, le territoire ukrainien était occupé par deux grandes puissances. La plus grande surface faisait partie de la République des Deux-Nations, la Pologne-Lituanie. Les descendants de la Horde d’Or, les Tatars de Crimée, eux, régnaient sur le sud et l’est du pays. Leurs razzias à répétition conduisirent au quasi dépeuplement de la partie est de l’Ukraine. La partie ouest était également sujette aux expéditions initiées par le Khanat de Crimée, ce qui faisait que le royaume de Pologne-Lituanie, excepté à l’emplacement de quelques rares forteresses frontalières, n’offrait que très peu de résistance aux Tatars. En raison de cette insécurité permanente, la population ukrainienne se déplaça vers l’ouest du pays et les villages de la partie steppique du pays furent laissés à l’abandon.

C’est dans ces steppes fertiles, riches en poisson et en gibier, parsemées d’îlots, et où le Dniepr se ramifie en cascades et en petits cours d’eau, que s’établirent à la fin du 15e siècle paysans ukrainiens fuyant les conditions de vie difficiles et la servitude, aventuriers et déserteurs tatars, qui se regroupèrent en communautés armées (Vatages). Ils utilisaient des bateaux spéciaux, les tchaïki, et leurs chevaux pour faire des razzias dans les campagnes environnantes. Le terme de Cosaques, employé pour les définir, vient à l’origine de la langue tatare et signifie « guerriers libres ». Les Cosaques construisirent assez rapidement une forteresse sur l’île Khortytsa, qui devint l’un de leurs principaux bastions pour repousser les Tatars. Celle-ci servit de modèle à la forteresse de « derrière les rapides », le Sitch saparogue, construit dans la deuxième moitié du 16e siècle par Dmytro Vychnevetski.

Les Cosaques vivaient de razzias, dont les victimes étaient au départ des marchands ou des éleveurs de bestiaux tatars. Ils revendaient ensuite leur butin dans les villes. Au fil du temps, les Cosaques s’avancèrent de plus en plus à l’intérieur du territoire tatar. Il est avéré qu’ils parvinrent, avec leurs esquifs rapides et très maniables, les tchaïki, à traverser la mer Noire et même à atteindre Constantinople, où ils répandirent la terreur parmi la population.

Les Cosaques étaient organisés de manière très démocratique. La plus haute instance était l’Assemblée des Cosaques, également appelée Kolo (ronde). Lors de son rassemblement n’étaient pas seulement élus les officiers et le chef des Cosaques, l’hetman, mais ce conseil faisait également office de tribunal. L’hetman jouissait de nombreux droits, dont celui de vie et de mort sur ses sujets. Chaque Cosaque lui devait fidélité absolue. Cependant, l’hetman (aussi getman) pouvait être destitué par le Kolo.

L’Union de Lublin de 1569 et la main-mise de la Pologne sur de nombreux territoires de la future Ukraine signifia une réorganisation territoriale un nouveau déplacement de population vers les steppes orientales. Le roi polonais Etienne Báthory était à ce moment-là pleinement conscient du rôle que pouvaient jouer les Cosaques dans la stabilisation des zones frontalières. Il jugea d’autant plus sage, pour des raisons de politique intérieure, au vu de leur réputation de mercenaires épris de leur liberté, de rallier les Cosaques à sa cause. C’est ainsi qu’il lia à l’Etat un contingent restreint de Cosaques bénéficiant de privilèges particuliers en échange de leur loyauté, les fameux Cosaques Enregistrés.

Par la suite, l’attribution de terres à de gros propriétaires terriens polonais et la réorganisation de l’administration de l’Ukraine devait en accélérer la polonisation. Les paysans, qui vivaient jusqu’alors librement, furent réduit en esclavage, et l’on encouragea l’assimilation des classes supérieures à l’Etat polonais. La catholicisation de l’Ukraine, dont la lutte contre la foi orthodoxe était partie intégrante, semble en avoir été l’une des étapes les plus significatives. Ceci mena au fait que des personnes d’origines de plus en plus diverses se joignirent aux Cosaques, cependant qu’un sentiment anti-polonais de plus en plus affirmé grandissait au sein de la population. Ceci conduisit à de nombreuses tensions et affrontements, dont la rébellion de l’Hetman Bogdan Khmelnitski en 1648 fut l’apogée. Cet événement est considéré aujourd’hui par les Ukrainiens comme le mythe fondateur de la Nation. Car lors de cette rébellion, Khmelnitski lança un appel pour la création d’un Etat cosaque indépendant.

Dans la période qui suivit, les Cosaques conclurent plusieurs alliances afin de préserver leur indépendance. Ils s’allièrent à l’Empire Ottoman face à la Pologne (Berestetchko), combattirent aux côtés des Russes, également contre les Polonais, et se lièrent à eux en 1654, le traité de Pereyaslav stipulant le rattachemant de l’hetmanat ukrainien à Moscou. Du côté russe, on considère cette date comme celle de la réunification de deux Etats séparés, existence provoquée par la fin de la Russie kiévienne au 13e siècle, et l’intégration de l’Ukraine à la Russie.

Cependant, la situation ne s’améliora pas pour autant en Ukraine. Les tensions ne cessèrent qu’en 1686 avec la Paix d’Andrusovo, par laquelle l’hetmanat devait être séparé en deux. La partie située sur la rive gauche du Dniepr comprenant Kiev et le Sitch saparogue revinrent à Moscou, tandis que la partie orientale de l’Ukraine fut cédée à la Pologne-Lituanie. Le partage de l’hetmanat signifia la fin d’un Etat cosaque unifié. Malgré de nombreuses révoltes de Cosaques d’un côté comme de l’autre du Dniepr, cette division semblait irremédiable. Polonais, Russes, Tatares et Cosaques continuèrent à se combattre tout au long des années 70 du 17e siècle, ce qui provoqua un exode massif de la population de l’est à l’ouest du Dniepr. Les privilèges accordés aux Cosaques par l’une ou l’autre des puissances dominantes se voyaient en règle générale rapidement révoqués, ce qui poussa ces derniers à changer constamment d’alliés.

La seule solution pour les Cosaques afin de continuer d’exister était donc d’essayer de réunifier le pays. C’est ce que chercha à faire Ivan Mazepa, élu en 1687 Hetman d’Ukraine occidentale. Il commença par se battre aux côtés de Pierre le Grand contre les Suédois lors de la Guerre du Nord. Puis, fort du soutien du futur empereur russe, il réussi à réunifier une dernière fois les deux hetmanats. Malheureusement, ce qui paraissait être au départ une coopération fructueuse se dégrada très rapidement. Car dans le Grand Empire Russe moderne et hypercentralisé imaginé par Pierre le Grand, la démocratie cosaque n’avait pas sa place. De plus, les guerres menées par les Cosaques du temps de Pierre le Grand montraient qu’ils avaient perdu de leur puissance militaire. Leur soutien n’était donc plus aussi intéressant stratégiquement aux yeux des Russes. La pression grandit, tandis que la justification des privilèges des Cosaques était de plus en plus remise en question. Mazepa profita de l’occasion pour revenir à la politique de bascule habituelle aux Cosaques, et s’allia aux Suédois, qui envahirent le territoire russe en 1708. Pierre le Grand, furieux, fit pendre un portrait de Mazepa à une potence, fit raser sa maison et le fit excommunier par l’Eglise orthodoxe. Le corps des Cosaques était partagé. Une partie continua à combattre aux côtés des Russes, tandis qu’un nombre de plus en plus restreint restait fidèle à l’hetman, toujours allié aux Suédois. La bataille décisive se déroula à Poltova durant l’été 1709. Les forces suédoises, épaulées des 3000 Cosaques de Mazepa, furent écrasées par les troupes russes. Ivan Mazepa mourut peu après en exil.

Pierre le Grand restreignit par la suite l’autonomie de l’hetmanat et fit en sorte de l’intégrer à la structure administrative russe. Les Cosaques du Sitch saparogue fuirent vers le nord de la Crimée, vers les territoires contrôlés par les Ottomans, et s’installèrent à Olechki (aujourd’hui Tsiouroupinsk), à l’embouchure du Dniepr sur la mer Noire. En 1925, après la mort de Pierre le Grand, et ce jusqu’au début du règne de Catherine II, les Cosaques bénéficièrent à nouveau de certains de leurs privilèges. Mais Catherine II avait en tête de continuer l’oeuvre de Pierre le Grand et de faire de l’Empire russe un Etat centralisé. A ses yeux, l’hetmanat cosaque n’était pas compatible avec la structure nouvelle de l’Empire. Elle dissolut donc l’hetmanat. Ce n’était malheureusement que la première étape. Après sa victoire sur l’Empire Ottoman an 1774, qui lui permit d’annexer le khanat de Crimée, l’Ukraine cessa d’être une région frontalière, et l’impératrice se posa la question de l’utilité stratégique future des Cosaques pour la Russie. En 1781, la réforme administrative voulue par Catherine II fut mise en application sur la rive ouest du Dniepr. En l’espace de deux ans, tous les régiments cosaques furent démantelés et intégrés à l’armée russe. L’hetmanat avait bel et bien disparu.

Même les Cosaques-saparogues n’échappèrent pas à ce destin. Eux qui étaient pourtant revenus au sein de l’Empire russe après la mort de Pierre le Grand furent déportés à la fin des années 70 et leur hetman fut banni et enfermé au monastère de Solovki au bord de la mer Blanche, connu pour ses conditions de détention particulièrement sévères.

L’histoire bicentennaire du Sitch saparogue trouva ici sa fin. Les Cosaques qui réussirent à s’échapper trouvèrent refuge dans la région du Don, de Kouban et le long des côtes de la mer Noire.

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