L’ Etat cosaque (Hetmanat)
27/02/2010 à 14:29 | Publié dans Histoire de l´Ukraine | 2 commentairesMots-clefs : Berestetchko, Bogdan Khmelnitski, catholisation, cosaques, Cosaques Enregistrés, Etienne Báthory, hetman, histoire, Horde d’Or, mer Noire, polonisation, Russie kiévienne, Sitch saparogue, Tatars, traité de Pereslav, Ukraine, Union de Lublin
Au 15e siècle, le territoire ukrainien était occupé par deux grandes puissances. La plus grande surface faisait partie de la République des Deux-Nations, la Pologne-Lituanie. Les descendants de la Horde d’Or, les Tatars de Crimée, eux, régnaient sur le sud et l’est du pays. Leurs razzias à répétition conduisirent au quasi dépeuplement de la partie est de l’Ukraine. La partie ouest était également sujette aux expéditions initiées par le Khanat de Crimée, ce qui faisait que le royaume de Pologne-Lituanie, excepté à l’emplacement de quelques rares forteresses frontalières, n’offrait que très peu de résistance aux Tatars. En raison de cette insécurité permanente, la population ukrainienne se déplaça vers l’ouest du pays et les villages de la partie steppique du pays furent laissés à l’abandon.
C’est dans ces steppes fertiles, riches en poisson et en gibier, parsemées d’îlots, et où le Dniepr se ramifie en cascades et en petits cours d’eau, que s’établirent à la fin du 15e siècle paysans ukrainiens fuyant les conditions de vie difficiles et la servitude, aventuriers et déserteurs tatars, qui se regroupèrent en communautés armées (Vatages). Ils utilisaient des bateaux spéciaux, les tchaïki, et leurs chevaux pour faire des razzias dans les campagnes environnantes. Le terme de Cosaques, employé pour les définir, vient à l’origine de la langue tatare et signifie « guerriers libres ». Les Cosaques construisirent assez rapidement une forteresse sur l’île Khortytsa, qui devint l’un de leurs principaux bastions pour repousser les Tatars. Celle-ci servit de modèle à la forteresse de « derrière les rapides », le Sitch saparogue, construit dans la deuxième moitié du 16e siècle par Dmytro Vychnevetski.
Les Cosaques vivaient de razzias, dont les victimes étaient au départ des marchands ou des éleveurs de bestiaux tatars. Ils revendaient ensuite leur butin dans les villes. Au fil du temps, les Cosaques s’avancèrent de plus en plus à l’intérieur du territoire tatar. Il est avéré qu’ils parvinrent, avec leurs esquifs rapides et très maniables, les tchaïki, à traverser la mer Noire et même à atteindre Constantinople, où ils répandirent la terreur parmi la population.
Les Cosaques étaient organisés de manière très démocratique. La plus haute instance était l’Assemblée des Cosaques, également appelée Kolo (ronde). Lors de son rassemblement n’étaient pas seulement élus les officiers et le chef des Cosaques, l’hetman, mais ce conseil faisait également office de tribunal. L’hetman jouissait de nombreux droits, dont celui de vie et de mort sur ses sujets. Chaque Cosaque lui devait fidélité absolue. Cependant, l’hetman (aussi getman) pouvait être destitué par le Kolo.
L’Union de Lublin de 1569 et la main-mise de la Pologne sur de nombreux territoires de la future Ukraine signifia une réorganisation territoriale un nouveau déplacement de population vers les steppes orientales. Le roi polonais Etienne Báthory était à ce moment-là pleinement conscient du rôle que pouvaient jouer les Cosaques dans la stabilisation des zones frontalières. Il jugea d’autant plus sage, pour des raisons de politique intérieure, au vu de leur réputation de mercenaires épris de leur liberté, de rallier les Cosaques à sa cause. C’est ainsi qu’il lia à l’Etat un contingent restreint de Cosaques bénéficiant de privilèges particuliers en échange de leur loyauté, les fameux Cosaques Enregistrés.
Par la suite, l’attribution de terres à de gros propriétaires terriens polonais et la réorganisation de l’administration de l’Ukraine devait en accélérer la polonisation. Les paysans, qui vivaient jusqu’alors librement, furent réduit en esclavage, et l’on encouragea l’assimilation des classes supérieures à l’Etat polonais. La catholicisation de l’Ukraine, dont la lutte contre la foi orthodoxe était partie intégrante, semble en avoir été l’une des étapes les plus significatives. Ceci mena au fait que des personnes d’origines de plus en plus diverses se joignirent aux Cosaques, cependant qu’un sentiment anti-polonais de plus en plus affirmé grandissait au sein de la population. Ceci conduisit à de nombreuses tensions et affrontements, dont la rébellion de l’Hetman Bogdan Khmelnitski en 1648 fut l’apogée. Cet événement est considéré aujourd’hui par les Ukrainiens comme le mythe fondateur de la Nation. Car lors de cette rébellion, Khmelnitski lança un appel pour la création d’un Etat cosaque indépendant.
Dans la période qui suivit, les Cosaques conclurent plusieurs alliances afin de préserver leur indépendance. Ils s’allièrent à l’Empire Ottoman face à la Pologne (Berestetchko), combattirent aux côtés des Russes, également contre les Polonais, et se lièrent à eux en 1654, le traité de Pereyaslav stipulant le rattachemant de l’hetmanat ukrainien à Moscou. Du côté russe, on considère cette date comme celle de la réunification de deux Etats séparés, existence provoquée par la fin de la Russie kiévienne au 13e siècle, et l’intégration de l’Ukraine à la Russie.
Cependant, la situation ne s’améliora pas pour autant en Ukraine. Les tensions ne cessèrent qu’en 1686 avec la Paix d’Andrusovo, par laquelle l’hetmanat devait être séparé en deux. La partie située sur la rive gauche du Dniepr comprenant Kiev et le Sitch saparogue revinrent à Moscou, tandis que la partie orientale de l’Ukraine fut cédée à la Pologne-Lituanie. Le partage de l’hetmanat signifia la fin d’un Etat cosaque unifié. Malgré de nombreuses révoltes de Cosaques d’un côté comme de l’autre du Dniepr, cette division semblait irremédiable. Polonais, Russes, Tatares et Cosaques continuèrent à se combattre tout au long des années 70 du 17e siècle, ce qui provoqua un exode massif de la population de l’est à l’ouest du Dniepr. Les privilèges accordés aux Cosaques par l’une ou l’autre des puissances dominantes se voyaient en règle générale rapidement révoqués, ce qui poussa ces derniers à changer constamment d’alliés.
La seule solution pour les Cosaques afin de continuer d’exister était donc d’essayer de réunifier le pays. C’est ce que chercha à faire Ivan Mazepa, élu en 1687 Hetman d’Ukraine occidentale. Il commença par se battre aux côtés de Pierre le Grand contre les Suédois lors de la Guerre du Nord. Puis, fort du soutien du futur empereur russe, il réussi à réunifier une dernière fois les deux hetmanats. Malheureusement, ce qui paraissait être au départ une coopération fructueuse se dégrada très rapidement. Car dans le Grand Empire Russe moderne et hypercentralisé imaginé par Pierre le Grand, la démocratie cosaque n’avait pas sa place. De plus, les guerres menées par les Cosaques du temps de Pierre le Grand montraient qu’ils avaient perdu de leur puissance militaire. Leur soutien n’était donc plus aussi intéressant stratégiquement aux yeux des Russes. La pression grandit, tandis que la justification des privilèges des Cosaques était de plus en plus remise en question. Mazepa profita de l’occasion pour revenir à la politique de bascule habituelle aux Cosaques, et s’allia aux Suédois, qui envahirent le territoire russe en 1708. Pierre le Grand, furieux, fit pendre un portrait de Mazepa à une potence, fit raser sa maison et le fit excommunier par l’Eglise orthodoxe. Le corps des Cosaques était partagé. Une partie continua à combattre aux côtés des Russes, tandis qu’un nombre de plus en plus restreint restait fidèle à l’hetman, toujours allié aux Suédois. La bataille décisive se déroula à Poltova durant l’été 1709. Les forces suédoises, épaulées des 3000 Cosaques de Mazepa, furent écrasées par les troupes russes. Ivan Mazepa mourut peu après en exil.
Pierre le Grand restreignit par la suite l’autonomie de l’hetmanat et fit en sorte de l’intégrer à la structure administrative russe. Les Cosaques du Sitch saparogue fuirent vers le nord de la Crimée, vers les territoires contrôlés par les Ottomans, et s’installèrent à Olechki (aujourd’hui Tsiouroupinsk), à l’embouchure du Dniepr sur la mer Noire. En 1925, après la mort de Pierre le Grand, et ce jusqu’au début du règne de Catherine II, les Cosaques bénéficièrent à nouveau de certains de leurs privilèges. Mais Catherine II avait en tête de continuer l’oeuvre de Pierre le Grand et de faire de l’Empire russe un Etat centralisé. A ses yeux, l’hetmanat cosaque n’était pas compatible avec la structure nouvelle de l’Empire. Elle dissolut donc l’hetmanat. Ce n’était malheureusement que la première étape. Après sa victoire sur l’Empire Ottoman an 1774, qui lui permit d’annexer le khanat de Crimée, l’Ukraine cessa d’être une région frontalière, et l’impératrice se posa la question de l’utilité stratégique future des Cosaques pour la Russie. En 1781, la réforme administrative voulue par Catherine II fut mise en application sur la rive ouest du Dniepr. En l’espace de deux ans, tous les régiments cosaques furent démantelés et intégrés à l’armée russe. L’hetmanat avait bel et bien disparu.
Même les Cosaques-saparogues n’échappèrent pas à ce destin. Eux qui étaient pourtant revenus au sein de l’Empire russe après la mort de Pierre le Grand furent déportés à la fin des années 70 et leur hetman fut banni et enfermé au monastère de Solovki au bord de la mer Blanche, connu pour ses conditions de détention particulièrement sévères.
L’histoire bicentennaire du Sitch saparogue trouva ici sa fin. Les Cosaques qui réussirent à s’échapper trouvèrent refuge dans la région du Don, de Kouban et le long des côtes de la mer Noire.
Galicie-Volhynie
27/02/2010 à 14:19 | Publié dans Histoire de l´Ukraine | 2 commentairesMots-clefs : galicie, histoire, joug mongol, lviv, mongols, multiculturalité, Roman Mstislavitch, Russie kiévienne, Ukraine, Vistule, Volhynie
En 996, le prince Mieszko se convertit au christianisme et fonda le royaume de Pologne ayant pour capitale Gniezno (Gnesen). A cette première ébauche d’un Etat polonais appartenait également le territoire situé entre le Bug et le San, affluent du Vistule. C’est cette région-là que conquit le prince kiévien Vladimir en 981. Dans la première moitié du 11e siècle, ce territoire changea deux fois de mains, jusqu’à ce que les descendants de Valdimir Monomaque en fassent leur base principale dans leur combat pour conquérir Kiev. Cette période, où la région fut mise à feu et à sang s’acheva au 12e siècle avec le règne de Roman Mstislavitch (1173-1205), prince kiévien, qui réussit à consolider son pouvoir et à étendre son influence plus au sud.
Pendant ce temps-là, plus au sud, aux pieds des Carpates, les Rostislavitch, une famille de la haute noblesse de Novgorod, tentait également d’établir son pouvoir. La Rus’, quant à elle, avait certes conquis au nord des territoires polonais, mais entra en conflit à l’ouest avec la Hongrie. De l’Est déferlèrent de plus des hordes mongoles.
La Pologne, la Hongrie, les Mongols ainsi que les différentes familles de la haute noblesse convoitant Kiev déterminèrent l’histoire de cette région du nord de l’Ukraine, à laquelle on donna le nom de Galicie-Volhynie. Bien que ce territoire ait été depuis toujours une région frontalière, les historiens d’aujourd’hui y voient les racines de la nation ukrainienne.
Pendant que la Volhynie perdait de son inflence, en Galicie, les princes Vladimir Volodarevitch (1141-1153) et Yaroslav Osmomysl (1153-1187) réussirent à conclure avec succès différentes alliances successives avec la Hongrie, la Pologne et la Rus’, ce qui permit de consolider leur pouvoir. Cependant, après la mort d’Yaroslav, dont les exploits étaient déjà chantés dans le Dit de l’Ost d’Igor, ses descendants, les souverains de Pologne, Hongrie ainsi que de la nouvelle principauté de Volhynie, Roman Mstislavitch, se disputèrent sa succession. En 1199, le prince Roman réussit à unifier les deux territoires en une seule principauté. Mais la région était toutefois loin d’être stabilisée, et cela notamment à cause de l’arrivée de hordes mongoles.
Daniel, le fils et héritier de Roman, fut comme beaucoup d’autres princes slaves obligé de se plier au joug mongol et de prêter serment de fidélité au Khan de la Horde d’Or. Une alliance avec Rome ne permit pas de renverser la situation, mais entraîna le couronnement de Daniel en tant que roi, ce qui le mit sur un pied d’égalité avec le roi de Hongrie, qui avait lui aussi des vues sue le trône de Galicie-Volhynie.
La politique de colonisation mise en œuvre par Daniel eut un impact très important sur l’histoire de la région. Il favorisa l’établissement d’Allemands, d’Arméniens et de Juifs, ce qui marqua le commencement de la diversité culturelle spécifique à l’Ukraine occidentale. Le fils de Daniel, Léon (1264-1301) fonda à l’emplacement d’une forteresse de son père la cité de Lviv (Lemberg), et agrandit la principauté jusqu’à Lublin.
Cependant, ce petit pays ne pouvait tenir longtemps face à l’appétit des grandes puissanes voisines, la Hongrie, la Pologne et la Lituanie. Casimir III de Pologne s’empara en 1349 de la partie nord du territoire. La Pologne et la Lituanie se disputèrent la région jusqu’à ce que le Grand Prince lituanien Yagiello prenne pour épouse la princesse polonaise Yadviga, ce qui conduisit à la réunification des deux royaumes. L’histoire de la « petite Russie » y trouva ici sa fin.
La Russie Kiévienne
27/02/2010 à 14:13 | Publié dans Histoire de l´Ukraine | 2 commentairesMots-clefs : Cathédrale Sainte-Sophie, Chroniques de Nestor, galicie, histoire, mer Noire, mongols, Russie kiévienne, Ukraine, Volhynie
Deux processus distincts conduisirent à la création du premier empire slave occidental, la Russie kiévienne.
A la fin du premier siècle, des tribus slaves s’installèrent en Europe centrale, sur la presqu’île balkanique et au nord-ouest de la Russie actuelle. Suite à cette expansion fut créé l’Empire de Grande Moravie, situé à l’ouest du Danube ainsi que le premier Empire bulgare au sud de ce même fleuve.
Ensuite, des peuples germaniques venant du Danemark, du sud de la Suède et de Norvège déferlèrent sur l’Europe. Ce fut le temps des Normands, des Vikings et des Varègues, qui pillèrent les côtes d’Europe et d’Afrique du Nord. Avec leurs drakkars très maniables, ils parvinrent à s’introduire très loin à l’intérieur des terres en naviguant sur de grands fleuves comme le Rhin et la Seine, afin de mettre à sac de nombreuses villes.
Ils réussirent, en passant par les fleuves d’Europe de l’Est, à aller de la Baltique à la mer Noire. A cet endroit se trouvait Constantinople, connue pour ses richesses fabuleuses. Les Vikings, Normands et Varègues, au court de leurs expéditions, avaient compris l’intérêt d’épargner les habitants et d’imposer un tribut aux terres conquises, ce qui signifiait la possibilité d’un commerce certes imposé, mais plus ou moins pacifique, permettant d’engendrer de grandes richesses.
C’est ainsi que furent créés le long des routes fluviales d’Europe de l’Est tout un réseau de comptoirs de commerce typiquement scandinaves, où étaient rassemblées les marchandises, le tribut des populations conquises, et où se développa rapidement un commerce prospère avec les populations autochtones slaves. Les marchandises échangées étaient entre autres le miel et les fourrures, très prisées à Byzance et dans les califats arabes.
La noblesse varègue s’établit sur ce filon, et les relations se pacifièrent peu à peu entre les slaves et les scandinaves. Novgorod au nord et Kiev sur le Dniepr devinrent les centres principaux d’un commerce prospère, qui n’aurait pu fructifier sans l’entière collaboration des slaves, et conduisit à l’ébauche d’un premier Etat.
Dans l’historiographie russe, puis soviétique, le rôle joué par les scandinaves dans la création de la Russie kiévienne fut passé sous silence. Un avis contraire exprimé à voix haute pouvait conduire à la fin anticipée de carrière ou à pire. Aujourd’hui, la question est traitée de façon beaucoup plus pragmatique.
Peu de sources témoignent de cette époque lointaine. L’une des rares sources à disposition des chercheurs, dont l’exactitude n’est cependant pas certaine, est la « Chronique des Temps passés » du moine kiévien Nestor, connue aussi sous le nom de la « Chronique de Nestor ». Selon ces chroniques, Oleg le Riourikide réunit les royaumes de Kiev et de Novgorod en 882 et fit de Kiev la « mère de toutes les villes de la Rus’ ». En 955, la princesse Olga (Helga) se fit baptiser à Constantinople, et appela auprès d’elle le prêtre Otto le Grand afin qu’il convertisse ses sujets à la foi chrétienne.
Si Olga porte encore un nom germanique, le nom slave de son fils Sviatoslav (962-972) témoigne de l’assimilation de plus en plus évidente des princes varègues à la population slave locale.
Le fils de ce dernier, Vladimir, fit du christianisme la religion d’Etat. Ceci marqua d’un côté les débuts de la Russie kiévienne comme un Empire respecté, et d’un autre côté posa les jalons du développement culturel spécifique à l’Europe Orientale.
Le règne de Yaroslav le Sage (1019-1054) marqua l’apogée de la Russie kiévienne. A Kiev commença la construction de la Cathédrale Sainte-Sophie, Ilarion devint le premier métropolite russe et on introduisit un premier code de loi. Les luttes pour l’accession au trône et les révolutions de palais restèrent pourtant des problèmes récurrents. Yaroslav tenta de changer les règles de succession au trône, selon lesquelles désormais le dauphin ne devait plus être automatiquement le fils aîné du roi, mais pouvait aussi être le plus âgé de ses frères. Cela n’apaisa cependant en rien les tensions au palais, car désormais oncles et neveux se faisaient la guerre pour accéder au trône.
L’empire déclina peu à peu. La ville de Souzdal, située au nord-ouest de la Rus’, devint de plus en plus puissante jusqu’à concourrir avec Novgorod, cependant qu’au sud-ouest la Galicie-Volhynie devenait de plus en plus prospère. Des razzias de nomades à cheval dans les steppes situées au nord de la mer Noire empêchèrent le bon déroulement du commerce entre le nord et le sud, qui était l’une des principales sources d’enrichissement de l’Empire
En 1240, les hordes mongoles mirent à sac Kiev. Ceci marqua la fin du long déclin de l’Empire kiévien.
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