Le sud-est de l’Ukraine. L’oblast de Donetsk, tout en contrastes

21/06/2010 à 16:19 | Publié dans A propos de l'Ukraine - l'Ukraine orientale | Laisser un commentaire
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Monastère masculin de la Dormition, Sviatogorsk

Monastère masculin de la Dormition, Sviatogorsk

La région montagneuse située au nord de Donetsk, avec ses forêts touffues, ses ravins et ses falaises est qualifiée par beaucoup d’Ukrainiens de « petite Suisse de Donetsk » et est l’un des lieux de détentes les plus populaires de l’Ukraine orientale.

On trouve dans la « réserve naturelle pour la géologie et la botanique », située dans cette « petite Suisse de Donetsk », quantité de plantes rares. Et ce n’est pas tout : car ce territoire pittoresque de 295 hectares, situé sur la rive gauche du fleuve « severnyj Donetsk », recèle bien d’autres trésors et curiosités que nous aimerions vous faire découvrir ici.

Sviatogorsk

La pittoresque Laure de la Dormition de la Mère de Dieu, située à flanc de montagne, a été construite sur le même modèle que la Grande Laure de Kiev. Elle aussi présente un dédale de labyrinthes, grottes souterraines, cellules et voûtes. Dans ce monastère sont conservées de nombreuses reliques.

La construction du monastère et de son remonte au 13e siècle. A cette époque, des moines orthodoxes fuyant Kiev y trouvèrent refuge, creusèrent des grottes et des tunnels dans le calcaire, et construisirent un mur de pierre pour se protéger des envahisseurs mongols. Du 17e au 19e siècle, le monastère fut agrandi et fortifié.

Le climat de cette région est particulièrement vivifiant, et ses propriétés thérapeutiques sont connues depuis de nombreuses années. Il s’en est fallu de peu que les bolchéviques s’emparent de la Laure et la transforment en maison de repos et sanatorium.

Aujourd’hui, le monastère de Sviatogorsk est un monastère masculin bien établi, où viennent chaque année en pèlerinage des centaines de milliers de fidèles. Dans l’enceinte du monastère se trouvent entre autres l’église St Nicolas datant du 17e siècle, la cathédrale Uspenski (1859-60), des cellules monastiques d’origine (1887), et qui sont utilisées jusqu’à aujourd’hui, un passage souterrain du 17e siècle, un pavillon pour pèlerins et des tours datant du 19e siècle.

En 2005, le monastère reçut de l’Eglise orthodoxe ukrainienne le statut de « Laure ». Ce titre honorifique reconnaît à ce monastère une importance religieuse du même ordre que celle de célèbres monastères russes-orthodoxes, comme la Grande Laure de Kiev et le monastère de Potchaev.

Eglise de la succursale féminine de la Laure de la Dormition, Sviatogorsk

Eglise de la succursale féminine de la Laure de la Dormition, Sviatogorsk

Mousseux de Crimée en-dehors de la Crimée – spécialités de l’Ukraine orientale

Lorsqu’E. Farke, homme d’affaire prussien, abandonna voici 300 ans l’extraction de gypse dans la région, il ne lui serait jamais venu à l’idée de ce que ferait Staline de ses mines. Car en effet, dans les galeries abandonnées s’enfonçant parfois jusqu’à 80 m sous terre, fut construit un immense cellier, qui est encore utilisé aujourd’hui.

Les vins et mousseux sont ici entreposés dans l’optique d’une méthode de fermentation en bouteille particulière, appelée « artiomskoe » ou « de Crimée ». Cette dernière appellation suscite actuellement un débat passionné, car la ville d’Artiomovsk ne se trouve absolument pas en Crimée, de même que les raisins pressés ici ne proviennent en aucun cas de la presqu’île en question. De grands producteurs de mousseux de Crimée, comme « Novy Svet » et « Massandra » revendiquent pour eux seuls l’appellation « mousseux de Crimée » et réclament à cors et à cris la protection de cette marque que ne pourraient utiliser que des caves et domaines de la région.

La cave à mousseux d’Artiomovsk est l’un des plus grands producteurs européens de mousseux. La méthode de production utilisée, issue de la grande tradition française, l’emploi de nouvelles technologies ainsi que d’un outillage moderne, y permettent la production d’un mousseux dont la qualité n’a rien à envier à celle des meilleurs producteurs du monde entier. L’un des secrets de la qualité de ce vin est encore le microclimat régnant dans les caves souterraines, où se déroule le processus de fabrication. Il est possible de découvrir ce microclimat exceptionnel ainsi que de se convaincre de la qualité du mousseux d’Artiomovsk par une visite suivie d’une dégustation.

musée en plein air, Predleznoe

musée en plein air, Predleznoe

Le musée d’architecture populaire Predleznoe

Dans les environs de Slovyansk, ne ratez pas le musée en plein air, situé dans le village de Predleznoe. Ce petit musée, où on été reconstruites des chaumières traditionnelles de paysans donnent un bon aperçu de vie familiale paysanne en Ukraine orientale.

Soledar – Art et santé dans les mines de sel

A 120 km de Donetsk se trouvent les mines de sel de Soledar. S’enfoncer dans ses anciennes galeries d’exploitation invite à l’aventure, car là ont créé des artistes modernes d’étonnantes sculptures, qui sont aujourd’hui accessibles au public.

Chaque année est organisé dans ce décor insolite un festival international de musique classique. Bien plus que le décor exceptionnel, l’acoustique de la mine donne à la musique une résonnance particulière et au festival un charme sans pareille.

Dans les mines de Soledar se trouve également un institut de santé privé qui propose des cures pour guérir pneumonies, bronchites, asthmes et allergies. D’après les prospectus, même un court séjour dans les mines produira un effet positif et visible sur votre santé et votre vitalité !

Chapelle dans la mine de sel

Chapelle dans la mine de sel

Le parc paysager « Kloban Bik » (Kleban Byk)

Sur un territoire de plus de 2000 hectares se trouve le parc paysager de « Kloban Bik ». Son attraction principale est un parc géologique. Ici, où s’étendait la mer il y a quelques millions d’années, on rencontre à l’air libre des successions de strates de différents minéraux, ainsi qu’une flore et une flore exotiques, qui n’ont pu s’y développer que grâce aux conditions climatiques et géologiques hors du commun. Une autre particularité du parc est la présence de statues sculptées dans les roches, représentant des animaux où des personnages emblématiques de la région, comme les cavaliers scythes, qui la peuplaient autrefois.

Les réserves d’eau douce du parc alimentent toute la région.

kammianye mogily

kammianye mogily

Réserve naturelle des « tombeaux de pierres » (Kammianye mogili, Каменные Могилы)

Au sud de Donetsk, en allant en direction de la mer d’Azov, on trouve encore des vestiges des steppes tauriennes. Mai et juin sont les mois de floraison des stipes à feuilles pennées, caractéristiques des milieux steppiques d’Europe centrale, et le regard se perd à l’horizon au-dessus de la végétation en fleur.

Au-milieu de la steppe se dressent, inattendus, des amoncellements de pierres qui peuvent atteindre jusqu’à 80m de haut. Cet endroit fut il y a longtemps l’embouchure d’un fleuve menant à la mer Sarmate. L’eau, et plus tard le vent de la steppe, ont érodé et poli les pierres et creusé des ravines. Le résultat est assez impressionnant.

La forme des amoncellements de pierre ressemblant étrangement aux kourganes, tombes enfouies typiques de la région de la mer Noire a donné son nom à ces «  tombeaux de pierres ». Les habitants attribuèrent des propriétés magiques à cet endroit, et l’utilisèrent comme lieu de prière. Cette thèse est renforcée par les nombreuses « babas », statues de fécondités, qui y furent découvertes, et qui sont aujourd’hui exposées dans le parc.

Crimée, terre de vins

15/03/2010 à 11:19 | Publié dans A propos de la Crimée | Laisser un commentaire
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Portail d'entrée du domaine de Koktebel

Les origines du vin de Crimée

Les premières vignes furent plantées dans l’Antiquité par les Grecs sur la presqu’île, mais c’est au 19e siècle que remonte la véritable tradition vinicole de Crimée.

A cette époque-là, le prince Mikhail Semionovitch Vorontsov, alors  gouverneur général de la région de Novorossiïsk et grand amateur de vins, créa le premier domaine vinicole de la presqu’île en faisant planter des vignes dans sa propriété d’Aloupka. En 1928, il ordonna la création d’un établissement étatique expérimental à Magaratch (qui signifie source), dans les environs du jardin botanique de Nikita. A Magaratch devaient être étudiées différentes techniques d’amélioration des vignobles et de production du vin, afin de permettre la plantation massive des meilleurs cépages dans la région. Sur une surface de 6 desiatinki (soit environ 43 hectares) furent plantées 4000 pieds de vigne de type pinot franc de bourgogne, petit verdot, gros verdot, malbec et merlot. L’un des premiers scientifiques à s’installer à Magaratch à la demande de Vorontsov fut le français Franz Gasquet, ainsi que son assistant Anastase Serbulenko. Ils se donnèrent pour tâche de produire un vin de bonne qualité, vieillissant bien, sans forcément s’attarder sur le fait que son goût rappelle un vin produit autre part. Privilégiant la qualité, le prince Vorontsov ordonna de ne conserver que les meilleurs vins, les autres devant être vendus immédiatement après leur mise en bouteille. Trois ans après sa production, chaque sorte de vin conservée devait être à nouveau goûtée et analysée, afin de déterminer sa durée optimale de conservation, et seules quelques bouteilles des meilleurs crus devaient être entreposées dans la cave du domaine. C’est ainsi que fut créée la fabuleuse collection de vins de Magaratch, qui compte aujourd’hui 21 651 bouteilles de quelques 3 200 différentes sortes de vin, dont un muscat rose datant de 1836, enregistré dans le Guinness des records comme étant le vin le plus ancien produit en Russie et conservé jusqu’à nos jours.

La terre ensoleillée de Crimée se révéla être optimale pour la production de vins liquoreux et aromatiques. Les muscats, entre autres, produits exclusivement les années particulièrement favorables, s’avérèrent être de très bonne qualité. Afin d’augmenter le taux de sucre dans les raisins, chaque grappe était relevée et les pieds de vignes taillés avec un ciseau spécial, selon une méthode utilisée en Grèce antique.

Un laboratoire œnologique

En 1871, un chimiste de renom, Alexandre Salomon, s’établit au domaine, ce qui fut le point de départ de la création d’un laboratoire œnologique. Les premiers élèves à être accueillis dans ce laboratoire furent dix garçons venant d’un orphelinat de guerre. Par la suite, seuls des étudiants lettrés furent admis dans cette sorte de pensionnat, où pour 50 roubles par an étaient révélés les secrets et le savoir-faire de la viticulture. Dans ce laboratoire furent formés de nombreux spécialistes, qui trouvèrent par la suite du travail dans des exploitations privées, ce qui permit d’améliorer les techniques de production de vin dans toute la Crimée. Les vins de Magaratch contribuèrent sans aucun doute à la renommée des vins de la presqu’île. En 1873, par exemple, lors de l’exposition Universelle de Vienne, les traminers, muscats et pinots gris de Magaratch furent récompensés par de nombreux prix.

La deuxième et troisième génération de savants installés au laboratoire de Magaratch se penchèrent sur le développement de techniques de production rendant la qualité du vin  moins dépendante des conditions climatiques. Ils améliorèrent leurs techniques de vinification, ce qui aboutit à la production de muscats, madères, sherrys et portos caractéristiques, dont le processus de fabrication n’a quasiment pas changé jusqu’à nos jours. En 1940, après une grande consultation, les viticulteurs et les œnologues s’accordèrent sur le fait de n’exploiter principalement que huit sortes de raisins, le choix définitif du lieu où planter les cépages prenant en compte les caractéristiques climatiques et d’exposition des différentes parties de la presqu’île.

Au temps de l’Union soviétique, des filiales du laboratoire de Maragatch furent créées en Russie, Moldavie Biélorussie et dans le reste de l’Ukraine.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes chercheurs viennent à Magaratch pour étudier les nombreux documents d’époques et études historiques conservés parmi les 104 400 tomes que contient la bibliothèque du domaine.

La fameuse cave de Massandra

La fameuse cave de Massandra

Koktebel

C’est également grâce à la volonté d’un passionné, Edouard Andreevitch Younguié que fut créé le domaine vinicole de Koktebel en 1879. Son fils, Alexandre Edouarovitch, voyagea en France, en Espagne, en Italie et en Allemagne pour étudier la viniculture, afin d’améliorer la production de vin du domaine familial. Le domaine de Koktebel est aujourd’hui réputé pour ses vins d’origine contrôlée de très bonne qualité et pour ses cognacs.

Le champagne de Crimée

La première cave à champagne, elle, fut créée en 1878 par le prince Léon Golitsyne, aujourd’hui appelé le « roi du vin russe ». Le prince parcourut tout l’Empire russe avant de jeter son dévolu sur la Crimée. Il donna le nom de « Novy Svet », Nouveau Monde, au domaine, en référence à la découverte de l’Amérique. Cet amateur de mousseux tint à reproduire à Novy Svet la méthode classique d’élaboration du champagne inventée par le moine bénédictin Dom Pérignon au 17e siècle. La méthode classique de mise en bouteille du champagne mise en œuvre à Novy Svet était caractérisée par trois étapes. Le vin, disposé dans des bouteilles à champagne, était tout d’abord conservé un à trois ans à une température de 12 à 14°C. Ensuite, lors de l’étape dite du « remuage », les bouteilles étaient disposées pendant trois mois sur un pupitre, goulot vers le bas, afin d’en faire descendre les lies. Ces lies étaient dans un troisième temps éliminées. Cette méthode délicate nécessitait l’emploi de cépages de qualité exceptionnelle. A Novy Svet furent plantés des cépages de type pinot, aligoté, cabernet et riesling rhénan, ainsi que, dans un vallon particulièrement protégé, les vignes dites « du sacre », desquelles fut produit le champagne destiné à la table de parade lors des festivités organisées Moscou en 1896 à l’occasion du sacre du tsar Nicolas II de Russie. Ce champagne à qui l’on donna le nom de « Paradisio » remporta le Grand Prix de la Coupe, le prix le plus prestigieux, lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1900.

La Vallée du soleil

Non loin de Soudak se trouve une vallée particulièrement bien protégée, où un climat particulièrement favorable permet la plantation de raisins délicat. Il s’agit de la Vallée du soleil, connue aujourd’hui pour ses vins liquoreux. C’est également au prince Golitsyne que l’on doit la création à cet endroit de la cave « Arkhadesse », qui fut ultérieurement acquise par le fils du dernier chancelier de Russie,  A. M. Gontsharov. Cette cave servit ensuite de modèle pour de nombreuses autres, comme pour celle de Massandra par exemple. La Vallée du Soleil est le seul endroit au monde où il est encore possible de trouver certaines vignes très anciennes, par exemple des vignes de type Ekim kara, desquelles sont produites le fameux vin « tchiornyï doktor », le docteur noir, Djevat kara, Kefessia et Kok pandas.

Les caves de Massandra

Les caves impériales

C’est en 1892 que le prince Golitsyne acquit des terres à proximité du village de Massandra, où dans le passé la femme du prince Vorontsov possédait également une propriété, afin de construire une immense cave à champagne, qui fut achevée en 1897. Il était possible de conserver dans cette cave 250 000 décalitres de vin en tonneaux ainsi que 1 000 000 bouteilles. Chaque année, en août, fut organisée une immense foire aux vins. L’empereur Nicolas II visita Massandra deux ans après l’inauguration de la cave, en 1889, et depuis lors, le meilleur vin produit à Massandra fut réservé à la consommation de la cour du tsar. Les vins produits à Massandra restent jusqu’à aujourd’hui très réputés, notamment ses portos, sherrys et madères.

A l’époque soviétique, de nombreux domaines furent transformés en kolkhozes ou sovkhozes. Si aujourd’hui la plupart des domaines sont spécialisés dans la production de cognacs, de vins forts et sucrés ou de vins de tables, chaque exploitation a pourtant su garder sa propre caractéristique.

Alliez plaisir et découverte, visite informative et dégustation et laissez-vous surprendre vous aussi par l’incroyable richesse des vins de Crimée en visitant les nombreux domaines, caves et salles de dégustations de la presqu’île, où vous pourrez trouver, parfois en exclusivité, des vins originaux et de caractère qui ne vous laisseront pas indifférents.

Koktebel

04/10/2009 à 17:22 | Publié dans A propos de la Crimée | Un commentaire
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Koktebel, la montagne Kara- dag, Région vinicole de la vallee du soleil

Koktebel, la montagne Kara- dag, Région vinicole de la vallée du soleil

Un peu à l’écart de la route principale entre Soudak et Koktebel se trouve la région viticole de la Vallée du Soleil, dont la cave jouissait déjà à l’époque soviétique d’une très bonne réputation. Les spécialités des caves du « général noir » et du « docteur noir » sont très demandées par les amateurs de vin d’Europe de l’Est. Ce sont des vins et fruités, souvent aromatisés avec les baies de la région, et présentant parfois un arôme rappelant le chocolat fondu. Vous êtes naturellement invités à venir déguster !

En traversant les domaines viticoles, le voyageur atteint la petite ville côtière de Koktebel, située au pied du massif de Karadag. Entourée d’une nature luxuriante et de plages féeriques, Koktebel charme par son style oriental et son atmosphère particulière, due à sa tradition plus que centenaire de lieu de villégiature d’artistes.

Le personnage le plus remarquable y ayant élu domicile est le peintre, poète et sculpteur symboliste Maximilian Volochine. Volochine, qui résida à Koktebel de 1916 jusqu’à sa mort en 1932 rassemblait régulièrement à son domicile d’éminents artistes et scientifiques. Mikhaïl Boulgakov, Maxime Gorki, Alexeï Tolstoï et Marina Tsvetaieva comptèrent parmi ses invités.

Aujourd’hui, dans l’esprit que voulut lui insuffler Volochine, Koktebel reste un centre culturel important en Ukraine, où sont organisées régulièrement des expositions, des lectures et des conférences.

Soudak et Novy Svet

04/10/2009 à 17:11 | Publié dans A propos de la Crimée | 3 commentaires
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Forteresse de Soudak, Novy Svet, cave à champagne

Forteresse de Soudak, Novy Svet, cave à champagne

En partant d’Alouchta, notre chemin nous mène par des cols escarpés à Soudak. Le visiteur est accueilli par une vue sur la forteresse de Soudak se dressant au-dessus de la mer. Cette forteresse, visible de très loin, est l’emblème de cette petite ville, dont la fondation remonte au 3e siècle ap. JC. La forteresse, s’étendant sur 30 ha, a été construite par des marchands gênois en 1385.

En faisant encore quelques kilomètres vers le sud-ouest, on atteint Novy Svet. Au milieu de la nature se trouve la première cave à champagne de Russie, fondée en 1878 par le prince Léon Golitsyne, qui lui donna le nom de « nouveau monde » (Novy Svet) en référence à la découverte de l’Amérique. Golitsyne avait la prétention de vouloir produire un vin mousseux de la même qualité que le champagne français et bien vite, on parla du champagne de Crimée dans tous les cercles de gourmets du monde. Par la suite, le champagne produit à Novy Svet fut primé maintes fois lors d’expositions mondiales.

Par une visite au musée attenant à la cave, vous aurez la possibilité de vous informer de l’histoire et du processus de production de ce mousseux. Une dégustation est aussi prévue, afin de familiariser les visiteurs aux différentes sortes de champagne de Crimée produits ici.

Même si aujourd’hui beaucoup de mousseux dans le commerce portent le nom de champagne de Crimée, c’est seulement ici, à Novy Svet, qu’est produit le vrai.

Non loin de là, sur le sentier Golitsyne, vous aurez une des plus belles vues sur la Crimée : la crique azurée avec la grotte Schaliapine et la plage impériale.

Massandra

04/10/2009 à 15:51 | Publié dans A propos de la Crimée | 2 commentaires
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Choix de vins produits à Massandra

Découvrez un autre lieu riche en impressions : il s’agit de Massandra, le fameux domaine vinicole, sur la route entre Yalta et Alouchta. En 1894, le prince Léon Golitsyne y fit construire une cave aujourd’hui réputée, pour la consommation personnelle de la cour du tsar. C’est dans les catacombes de Massandra que sont entreposés les meilleurs crus de vin blancs et rouges de la Crimée. A Massandra sont produits une cinquantaine de vins, parmi lesquels des portos, sherrys et madères bien connus en Europe de l’Est. Vous avez naturellement la possibilité lors d’une dégustation, d’apprécier et éventuellement d’acheter des vins secs remarquables. Chaque année en octobre, une grande foire aux vins est organisée par les caves de Massandra.

A voir absolument, le palais de Massandra, situé dans les hauteurs. Ce palais construit au 19e siècle dans le style de la Renaissance française, abritant aujourd’hui un petit musée, servit au cours de l’histoire de résidence d’été pour les tsars, puis pour d’éminents membres du Parti communiste.

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